La filière française

Avec des contrats initiaux de 196 000 de tomates contractualisées (dont 3 100 tonnes de contrats « bio »), les OP, en additionnant quelques avenants, auront livré en fin de campagne 184 385 tonnes aux usines. 170 852 tonnes nettes, après réfactions contractuelles, ont été transformées. La campagne 2015 maintient les niveaux de production moyens constatés depuis 2009. Avec 13 246 tonnes de réfaction, ce sont 7,20% des volumes livrés qui n’ont pas été agréés en 2015 qu’il faut rapprocher aux  5,60% de la campagne 2014. Soit une augmentation de près de 30 % des écarts de tri,  et d’un peu plus de 3000 t par rapport à  la campagne précédente

En moyenne nationale, les livraisons de tomates destinées à la transformation par exploitation baissent légèrement à 986 t par rapport aux plus de 1000 tonnes (1197 T de 2014), ce qui atteste de la perte générale de rendement de 13 % minimum selon les bassins de production.

Toutefois, il faut noter la très grande disparité des régions ainsi que la spécialisation des exploitations des régions du grand Sud-Est. Les livraisons moyennes des exploitations de Provence baissent de 13% à 1518 tonnes contre 1785 tonnes en 2014, 1650 t. en 2013 et  2012, 1800 t. en 2011 et 1706 t. en 2010.

Parallèlement, la moyenne du Languedoc se rétracte de -35 % à 1012 t alors qu’elle avait été à plus de 3705 t. en 2014 et de 4320 tonnes en 2013 (4000 t. en 2012, 3609 t. en 2011 et 3300 t. en 2010).

Dans le Sud Ouest, après les augmentations très significatives des campagnes 2009 et 2010, la moyenne des livraisons des exploitations d’Aquitaine avait fléchi légèrement en 2011 à 669 tonnes. Celle-ci s’était améliorée sensiblement en 2012 à 730 tonnes mais  avait chuté très fortement en 2013 à 470 tonnes. La moyenne des livraisons  de 2015 à 705 t enregistre une nette baisse par rapports a ceux de 2014 qui avaient fortement progressé avec 836 tonnes.

Les livraisons des exploitations de Rhône Alpes sont stables à 586 tonnes.

Ces moyennes régionales masquent cependant l’existence d’une très grande diversité des exploitations productrices.

En, 2013, 2014 et 2015, elles  n’ont été respectivement que11, 15 et 9 en France à avoir une production de tomate supérieure à 3 000 tonnes. Depuis la campagne 2011, et sauf en 2013, une seule exploitation du Lot et Garonne se maintenait dans ce palmarès, ce qui n’est plus le cas en 2015. Toutes sont dans le grand Sud-Est. Parmi celles-ci, 8 sont entre 3 et 5000 tonnes, 1 seule reste entre 5 et 10 000 tonnes, et aucune en 2015 n’a été à plus de 10000 tonnes contrairement aux années passées.

Une superficie de 2.618 ha a été déclarée en 2015.

  

Évolution du nombre de producteurs, du tonnage et des superficies

 

Le nombre d’exploitation qui s’est redressé depuis 2008 et qui, en 2011, avait atteint son meilleur niveau avec 195, a marqué une légère progression en 2015 a 187 contre 159 en 2014 et 149 en 2013.

Le rendement national moyen par ha qui avait été de 82 T/Ha en 2011 et de  80 T/Ha en 2014 chute de nouveau à 70,4 t proche du  niveau historiquement bas de 69 T/Ha en 2013.

Cependant, ce rendement moyen national de 2015 masque, quel que soit le bassin de production, des écarts importants d’un département à l’autre. Ainsi les départements de, de l’Aude, du Vaucluse, du Gard, de l’Isère, se situent en dessous des 70 T/Ha de la moyenne nationale. Cette classe se situant même en dessous des 60T/Ha et l’Aude à 20 t Le département des Landes confirme sa disparition de la liste des départements producteurs. La Gironde et l’Ardèche affichent les meilleures performances à 78 T, la Drôme et la Dordogne sont à 66 T. Les Bouches du Rhône passent de 92 T/Ha à 64 T et l’Hérault se situe à 76 T/Ha. Enfin les départements du Lot et Garonne et du Tarn et Garonne affichent respectivement des rendements par hectares de 75 et 70 t.

 

Évolution des superficies par départements


Résultats nationaux et par principaux bassins de production 2004-2009

Résultats nationaux et par principaux bassins de production 2010-2015

  

La région Aquitaine, avec 3 départements producteurs et avec le département du Tarn et Garonne de la région voisine de Midi Pyrénées, après la chute considérable de 2013, dépasse avec plus de 70 000 T son niveau de production plus habituel des 60 000 tonnes.

Le bassin du Grand Sud-Ouest a représenté en 2015 41% des livraisons nationales de tomates. Le département du Lot et Garonne, premier département producteur de tomates destinées à la transformation en 2008 avec 33.000 tonnes, se place avec plus de 47 500 T en seconde position derrière les 52 000 T des Bouches du Rhône, qui régressent de prés de 10 000 T par rapport a la campagne 2014.  

Avec ces résultats, la production nationale de 2014 couvrirait légèrement plus de 14% des besoins la consommation apparente nationale.

Toutefois cela  maintient la France parmi les premiers pays importateurs mondiaux. 


 

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