La filière française

Avec des contrats initiaux de 196 000 tonnes de tomates contractualisées (dont 3 100 tonnes de contrats « bio »), les OP, en additionnant quelques avenants, auront livré en fin de campagne 197 349 tonnes aux usines. 185 959 tonnes nettes, après réfactions contractuelles, ont été transformées. La campagne 2016 maintient les niveaux de production moyens constatés depuis 2009. Avec 11 389 tonnes de réfaction, ce sont 5,77 % des volumes livrés qui n’ont pas été agréés en 2016 qu’il faut rapprocher aux 7,20% de la campagne 2015. Soit une réduction de près de 20 % des écarts de tri, et de 2 000 t par rapport à la campagne précédente.

En moyenne nationale, les livraisons de tomates destinées à la transformation par exploitation progressent légèrement à 1040 tonnes par rapport 986 tonnes de 2015 (1197 tonnes de 2014).

Toutefois, il faut noter la très grande disparité des régions ainsi que la spécialisation des exploitations des régions du grand Sud-Est. Les livraisons moyennes des exploitations de Provence augmentent significativement pour atteindre leur meilleur score à 1844 tonnes, en comparaison des 1518 tonnes de 2015 et 1785 tonnes en 2014, (1650 t. en 2013 et 2012, 1800 t. en 2011 et 1706 t. en 2010)

Parallèlement, la moyenne du Languedoc retrouve ses niveaux de 2014 à plus de 3746 tonnes, 1012 tonnes en 2015, 3705 tonnes en 2014, 4320 tonnes en 2013 (4000 t. en 2012, 3609 t. en 2011 et 3300 t. en 2010).

Dans le Sud-Ouest, après les augmentations très significatives des campagnes 2009 et 2010, la moyenne des livraisons des exploitations de Nouvelle-Aquitaine avait fléchi légèrement en 2011 à 669 tonnes. Celle-ci s’était améliorée sensiblement en 2012 à 730 tonnes puis avait chuté très fortement en 2013 à 470 tonnes. La moyenne des livraisons de 2016 à 622 tonnes enregistre une nette baisse par rapport à celles de 2015, 705 tonnes et de 2014, 836 tonnes qui avaient fortement progressé.

Les livraisons des exploitations de Rhône Alpes augmentent à 613 tonnes contre 586 tonnes en 2015.

Ces moyennes régionales masquent cependant l’existence d’une très grande diversité des exploitations productrices.

En 2013, 2014 et 2015, elles n’ont été respectivement que 11, 15 et 9 en France à avoir une production de tomate supérieure à 3 000 tonnes. Depuis, toutes sont dans le grand Sud-Est. Parmi celles-ci, 10 sont entre 3et 5000 tonnes, 3 entre 5 et 10 000 tonnes (c’est deux de plus qu’en 2015), et 1 seule est dans la tranche supérieure à 10 000 tonnes alors qu’aucune ne l’avait été en 2015.

Une superficie de 2.465 ha a été déclarée en 2016.


 

Évolution du nombre de producteurs, du tonnage et des superficies

Le nombre d’exploitation qui s’est redressé depuis 2008 et qui, en 2011, avait atteint son meilleur niveau avec 195, reste stable en 2016 à 188.

Le rendement national moyen par ha qui avait été de 82 T/Ha en 2011 et de 80 T/Ha en 2014 avait fortement chuté à 70,4 T/Ha en 2015 pour frôler le niveau historiquement bas de 69 T/Ha en 2013.

Avec 79 T/Ha livrées la campagne 2016 se situe dans la moyenne des campagnes.

Cependant, ce rendement moyen national de 2016 masque, quel que soit le bassin de production, des écarts importants d’un département à l’autre. Ainsi les départements de l’Aude, de l’Ardèche, de la Drôme, de la Gironde, de l’Isère, du Rhône, et du Vaucluse, se situent en dessous des 70 T/Ha. Le département des Landes confirme sa disparition de la liste des départements producteurs. La Gironde et l’Ardèche qui affichaient les meilleures performances à 78 T/Ha en 2015 décrochent. Les Bouches du Rhône passent de 64 T/Ha en 2015 à un petit 80 T/Ha loin des 92 T/Ha de moyenne en 2014 et l’Hérault performe a 100 T/Ha largement au-dessus des 76 T/Ha de la campagne précédente. Enfin les départements du Lot et Garonne et du Tarn et Garonne affichent respectivement des rendements par hectares de 76 et 84 T/Ha.

 

Évolution des superficies par départements

 


Résultats nationaux et par principaux bassins de production 2004-2009


 

Résultats nationaux et par principaux bassins de production 2010-2016

La région Aquitaine, avec 3 départements et le département du Tarn et Garonne après avoir dépassé les 70 000 tonnes en 2015 retrouve son niveau de production plus habituel de 60 000 tonnes et représente 33% des livraisons nationales. 

Le département du Lot et Garonne, premier département producteur de tomates destinées à la transformation en 2008 avec 33.000 tonnes, maintient sa seconde place avec plus de 40 000 tonnes derrière les 65 800 tonnes des Bouches du Rhône, qui progressent de près de 13 500 T par rapport à la campagne 2015. 

Avec ces résultats, la production nationale de 2016 couvrirait 14% des besoins la consommation apparente nationale soit 1 341 000 Tonnes Equivalent Frais.

Toutefois cela maintient la France parmi les premiers pays importateurs mondiaux.



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